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"...Et s'ils continuent comme ça, ça va être une sauterie toute la nuit..." Non, ce n'est pas Philippe Candeloro qui le
dit, c'est du Nelson Monfort dans le texte ! On l'a connu plus lyrique mais aux commentaires du libre hommes des Championnats d'Europe 2011 de patinage artistique, en duo avec le quadruple
champion de France, le journaliste sportif de France Télévision s'est lâché ce samedi soir.
Oui, l'humour à deux balles du mâcho Canledoro a déteint sur Moumoute. Et après deux heures de retransmissions dans la froideur de la patinoire de Berne (Suisse) le polyglotte du PAF s'est permis une blagounette qui frise le niveau -10. Oui, le ridicule ne tue pas. Sauf qu'à évoquer la soirée nuit à venir des deux patineurs, Nelson Monfort ironise une fois encore grassement (et sans méchanceté de sa part) sur l'intimité de ces garçons qui pourtant lui plaisent tant. Pendant que Philippe Candeloro flashe sur les patineuses et toutes les filles et femmes qu'il croise, son duettiste de France 3 s'époumone à décrire la beauté et le charme des patineurs. Tout juste s'il n'a pas emprunté le très célèbre "Quel bel homme !" à Jack Lang...
Une chose est sûre, même s'il est sous-entendu, le mot homosexuel n'a pas été employé à l'antenne. Et c'est bien là que le bât blesse : cet humour à ras les pâquerettes, que certains pourraient logiquement assimiler à de l'homophobie ordinaire, commence à faire tâche dans la bouche de ces commentateurs et autres animateurs ayant libre antenne. Que le patinage artistique soit un repère d'homosexuels, personne ne le nie. Objectivement, c'est de notoriété publique, le pourcentage de gays y est supérieur à la moyenne, que ce soit celle dans les autres sports ou dans la vie courante. Que Brian Joubert soit homo (ce qu'il a toujours démenti), que Florent Amodio puisse l'être (son physique, son dynamisme et sa bonne humeur faisant penser à Matthew Mitcham), on s'en fout ! Qu'ils partagent la même chambre à l'occasion de ces Championnats d'Europe, on s'en tape. Qu'ils se retrouvent dans le même lit, si ça leur fait plaisir, grand bien leur fasse. Surtout, si comme ce samedi soir, ça leur permet de finir 1 et 2 sur le podium européen. Précisons tout de même que pour sa 1ère participation à cette compétition Florent Amodio a pris la 1ère place sur le podium devant son ainé et qu'à 20 ans, gay ou non, il a tout l'avenir devant lui contrairement au Poitevin, à qui on souhaite tout de même de (re)vivre un jour des instants, des envies, ses désirs même les moins avouables.