On connaît tous les free hugs de quelques instants vécus dans les rues de nos grandes villes. On connaît un peu beaucoup moins les cuddle parties, parties de câlins en français et Kuscheln Partei en Allemagne où elles en viennent à être le nouveau
sport national. Alors que les free hugs se font en public en interpellant les passants, la cuddle party est généralement organisée sous forme de soirée en appartement sur rendez-vous,
l'invitation étant valable pour un nombre limité de participants, 10, 12, 15, une vingtaine maximum, rarement plus. Le but du jeu ? Se blottir en groupe pour se toucher se câliner jusqu'à plus soif.
Les cuddles parties trouvent leur origine à New York dans ce qui n'était alors qu'une volonté de briser la solitude des célibataires, anonymes dans la mégalopole, abrutis par le
travail et ayant perdu tout contact humain avec leurs semblables. Reid Mihalko et Marcia Baczynski ont inventé ces parties de câlins en 2004 sans arrière-pensée sexuelle ou de séduction. Loin
d'eux l'idée d'une quelconque partouze, même platonique, juste une envie d'exacerber l'un des plus sympathiques, si ce n'est le plus beau, de nos sens...
Dopamine contre cortisol. Les savants vous diront que la sécrétion de la première empêchera une décharge de la seconde (hormone du stress). La cuddle partie ne peut donc qu'être
bonne pour la santé, une véritable thérapie qui ne coûte rien à la Sécu.
Fort de tous ces éléments, on peut s'étonner que ce qui est devenu un phénomène de société outre-Rhin, après avoir conquis les grandes villes US et traversé l'Atlantique, ne soit pas plus
développé chez nous. Serions-nous, Français, avares de câlins ? Ou aurions-nous, comme souvent, un rendez-vous train de retard ? Si vous voyez
passer une invitation, merci d'en laisser une copie dans ma mailbox... Et si vous êtes à la recherche de câlins, j'en distribue à volonté !