Le réseau social Facebook fait face à la contestation d'un nombre grandissant d'utilisateurs, notamment une partie de ses
"adhérents" LGBT, ce depuis qu'il a accepté que ses partenaires annonceurs envoient des publicités ciblées à l'intention de ses membres. Plusieurs groupes d'utilisateurs exigent un retour en
arrière, alors que depuis quelques mois Facebook a mis en ligne son "nouveau Facebook". C'est courant septembre que sont apparus en importance les premiers liens publicitaires, visiblement ciblés
puisque des membres de divers groupes LGBT ou gay-friendly ont vu leurs profils agrémentés d'annonces non désirées. D'autres ont reçu directement sur leur messagerie des propositions commerciales
pour des sous-vêtements pour homme, pour des offres d'adhésion à des sites spécialisés dans les rencontres homosexuelles, pour le téléchargement de films porno-gays, etc.
Ces publicités ont fait leur apparition après que Facebook ait introduit la possibilité de renseignements complémentaires sur le profil de ses membres, informations telles que "Intéressé(e)
par : Hommes, femmes" ou "Je recherche : Amitié, rencontres, relations sérieuses, etc". Elles sont aujourd'hui généralisées.
Il semblerait que le simple fait de cliquer sur une ou l'autre des possibilités génére automatiquement, et à l'insu de l'utilisateur, le transfert de l'information validée vers un (ou des)
annonceur(s) ayant au préalable "acheté" ce renseignement, cette case à cocher... Gay, lesbienne, bi, trans. Une fois identifiée comme telle par les partenaires de Facebook, la "victime" devient,
qu'elle le veuille ou non, destinataire d'annonces commerciales ciblées et non désirées.
Visiblement, et à juste titre, les changements intervenus avec le "nouveau Facebook" ne sont pas du goût de tous.