Alors que nous sommes en pleine semaine de lutte contre le racisme et les discriminations dans le football, l'ex-joueur de
Chelsea Paul Elliot, aujourd'hui retraité, continue sur le sol anglais le combat qu'il avait commencé avant même de mettre fin à sa carrière. Celui qui a reçu en 2003 un "award" en récompense
pour ses initiatives auprès des jeunes et son implication dans la lutte contre le racisme vient de participer à un colloque dont le thème était "la place de l'homosexualité dans le sport"...
Pas avare d'arguments et de confidences, Paul Elliot a tenu à revenir sur les propos peu flatteurs tenus par l'entraîneur actuel de Chelsea, Luis Felipe Scolari, lequel avait déclaré
publiquement, il y a quelques mois, que jamais il n'engagerait un joueur gay dans son équipe. Rappel qui a fait dire à Bob Allard, commentateur à la BBC, que "s'il [Scolari] avait dit
qu'il ne prendrait aucun joueur de couleur ou aucun juif dans son équipe, il ne serait jamais devenu l'entraîneur de Chelsea. La fédération anglaise a un devoir moral dans cette affaire."
Concernant l'éventualité de rencontrer des joueurs homosexuels dans le championnat britannique de Premier League, Paul Elliot ose "12 joueurs anglais de haut niveau sont homos", précisant
"Personnellement, j'en connais 12 mais ils préfèrent se taire pour ne pas être la cible de réactions négatives à leur sujet"...
Qui a crié "Des noms, des noms !" ? Sûrement pas Cristiano Ronaldo.