Alors que l'Inter-LGBT vient d'obtenir du gouvernement Fillon l'inscription de la lutte contre les violences homophobes dans la
circulaire de l'Education Nationale préparatoire à la rentrée 2008, et que l'Inter-LGBT vient de choisir le mot d'ordre "Pour une école sans aucune discrimination" pour la prochaine Marche des
Fiertés qui aura lieu à Paris le 28 juin, le même gouvernement Fillon (par l'intermédiaire de Valérie Létard, secrétaire d'Etat à la Solidarité) vient de présenter au Parlement un projet de loi
visant en premier lieu à mettre la France en conformité avec les directives européennes sur les discriminations mais qui en fait revient sur des dispositions françaises qui s'étaient traduites
depuis 2004 par une égalité de traitement et de condamnation des dites discriminations quels qu'en soient les motifs. L'Europe réflèchit actuellement à une nouvelle directive qui tendrait à se
rapprocher à ce qui s'est fait en France depuis 4 ans ; pendant ce temps le gouvernement français revient en arrière et vient de faire adopter par l'Assemblée Nationale, le 25 mars dernier, un
projet de loi qui segmentise les discriminations suivant différentes catégories : celles liées à l'origine ou la race seront combattues dans toutes les domaines de la vie. Au contraire celles
liées au handicap, à l'âge ou à l'orientation sexuelle ne seront jugées que dans la vie professionnelle...
Il y a donc selon notre gouvernement et nos députés une différence entre le racisme et l'homophobie. Face aux discriminations, face à la future loi, mieux vaut être black, beur, asiat.
qu'homo ou trans ! Chapeau bas Madame Létard, Messieurs Fillon et Sarkozy, Mesdames et Messieurs les Députés !! Vous nous confirmez que pour vous en France "les hommes [ne] naissent [pas] et [ne]
demeurent [pas] libres et égaux en droits"...
"Monsieur le Président,... Oui ou non, voulez-vous combattre toutes les discriminations avec une égale détermination ?" (Lireicile communiqué de presse de l'Inter-LGBT).