21 mars 2008
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1968 - 2008, un anniversaire et un évènement qui seront commémorés différemment selon que l'on ait vécu ou pas mai 68, selon que l'on ait été à l'époque
dans les rangs étudiants et ouvriers ou parmi les forces de l'ordre et la France bourgeoise et gaulliste... Si on retient essentiellement les évènements parisiens du Quartier Latin du mois de mai
1968 il ne faudrait pas oublier que c'est bien la France entière, ou tout au moins une partie non négligeable, qui s'est opposée au pouvoir en place et son immobilisme "paralysant" la société
française rattrapée par la société de consommation... Il faut se rappeler aussi que mai 68 a commencé en mars. Plus exactement le 22 mars, journée au soir de laquelle les étudiants
protestent contre l'arrestation de quelques-uns d'entre eux ayant manifesté contre la guerre du Vietnam. Ils décident une occupation de la faculté de Nanterre, point de départ de la crise
étudiante, sociale et politique qui va bouleverser la société française... Jusque dans sa sexualité. Même si ce n'est qu'un an plus tard que Serge Gainsbourg chantera "69, année érotique". Le
vote de la loi sur la contraception en décembre 1967 a ouvert les revendications de liberté sexuelle, notamment les "dortoirs mixtes" voulus par les révolutionnaires étudiants du printemps 68. On
commence à reconnaitre l'homosexualité, qui demeure pourtant une maladie mentale. Une lisibilité et une visibilité progressive jusqu'au coup d'éclat du FHAR (Front Homosexuel d'Action
Révolutionnaire) qui, au tout début des années 70, sous l'impulsion de Guy Hocquenghem et Françoise d'Eaubonne, ira faire irruption Salle Pleyel en pleine émission de Minie Grégoire, sur RTL,
consacrée à "ce douloureux problème" qu'est l'homosexualité : "C'est l'orgasme final. Couchons-nous et demain les gouines et les pédales seront le genre humain" !
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Brèves de comptoir