Le macho marseillais serait-il un homo refoulé, contrarié ? Sans faire de généralités (la précision a son importance) on connait tous l'atmosphère viril des
tribunes de stade (de football) et la propension naturelle de certains supporteurs à montrer, outre leur (bas) niveau intellectuel, leur machisme. Le foot, un sport d'hommes (?), jusque dans les
tribunes ! On laisse les femmes et copines entre elles aux portes du stade (elles n'ont qu'à aller faire les magasins !) et on s'éclate entre mâles après avoir consommé quelques bières. (Au
demeurant, ils font exactement la même chose à la maison devant la TV diffusant un match). Et comme la plupart du temps dans ce genre de confréries de bas étage les raccourcis sont fréquents, le
supporteur, macho en puissance, laisse libre cours à sa plus belle poésie. Tout comme il sait complimenter sa femme, sa copine, les filles en général (pas la peine de vous faire un dessin !), il
sait insulter les autres, ceux qui ne lui ressemble pas, ou à qui il ne peut s'identifier. Et la meilleure pire des insultes à proférer pour un machiste c'est bien pédé ou
enculé. Vous voyez la relation et le raccourci évoqué plus haut : femme (ou gonzesse !) = efféminé = tantouze, folle, pédale, tapette = homo... Dans la bouche d'un supporteur marseillais, lors
d'un match OM / PSG, ça donne ça :
Et comme on m'a toujours dit, "c'est celui dit qui est", j'ai un avis bien tranché sur la question : les Marseillais (je parle des footeux des tribunes) sont
eux aussi des pédés ! Qui s'ignorent ?
Sorti de cela, peut-on parler de racisme, d'homophobie en attendant de tels propos ? Le débat est ouvert depuis de longues années. Mais allez parler d'insultes homophobes à ces types qui
eux-mêmes entre eux pour se "bâcher" (avec humour ?) utilisent les mêmes termes. Ils n'y comprendront rien. Un pois chiche reste un peu chiche, surtout même dans le crâne
sur-dimensionné d'un Marseillais au Stade Vélodrome...