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Mon web à moi, ma vie... Mes envies, mes amours, mes humeurs, mes emmerdes et vous !

2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 06:35
   Peut-on révèler et publier des informations relevant de la vie privée d'une personne après son décès ? Telle est la question posée par un débat opposant le célèbre Washington Post et le Washington Blade, une publication gaye de la capitale fédérale US... Le 22 mars dernier le grand quotidien américain a publié le récit des obsèques d'Alan G. Rogers, militaire, héros de guerre, multi-décoré, décédé dans un attentat à Bagdad. L'article ne faisait pas mention de l'homosexualité du soldat US, bien que des témoignages recueillis précédemment évoquaient sa fréquentation des cercles gays. Au contraire, le Washington Blade a, lui, publié l'information tout en critiquant la retenue du Washington Post.
Fallait-il parler publiquement de la sexualité d'A.G. Rogers ? Ses amis qui ont longuement débattu de la chose ont décidé que "Oui !", et puisque le Post a refusé de le faire, c'est par l'intermédiaire du W. Blade que cela s'est fait, dans le but avoué de faire avancer le débat sur la révision de la loi "Don't ask, don't tell" qui interdit aux militaires américains de faire mention de leur homosexualité.
Alors que, dans le Washington Post, ses supérieurs hiérarchiques rendaient un hommage appuyé à l'homme et au militaire, un groupe de militants gays a souhaité mettre en avant le fait que, pour eux, le soldat est le premier militaire US ouvertement homo tué en Irak. L'information aurait dû être publiée dans le quotidien national mais une censure éditoriale a modifié le contenu de l'article. Selon Len Downie, éditeur en chef, aucune preuve ne venait confirmer l'homosexualité d'Alan G. Rogers, et, si tant est qu'il en existe une, est-ce que le militaire aurait souhaité que celle-ci soit publiée ? Doit-on mentionner la sexualité d'une personne alors même que cela n'apporte rien au contenu de l'article qui lui est consacré ? Un proche de Rogers rapporte que le G.I. s'est soumis à la loi "Don't ask, don't tell" parce qu'il ne voulait pas quitter l'armée et qu'il voulait continuer à servir son pays. Pour un autre ami, au contraire, au delà de cette décision, il aurait souhaité militer au grand jour pour la cause des gays. Selon Kevin Naff, éditeur au Washington Blade, le soldat US menait une vie civile ouvertement gaye, travaillant bénévolement au sein d'une organisation de défense des droits LGBT, fréquentant les boîtes gays de la capitale, etc. Et le Washington Post a commis une grave erreur en censurant ces informations dans l'hommage rendu à A.G. Rogers...

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