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Mon web à moi, ma vie... Mes envies, mes amours, mes humeurs, mes emmerdes et vous !

11 mars 2005 5 11 /03 /mars /2005 00:00

J'avais déjà évoqué ici le cas de la nouvelle campagne publicitaire pour M. & F. Girbaud et les protestations des associations catholiques qui avaient fait suite à l'affichage de "La Cène" revisitée...

Le juge des référés du TGI de Paris a ordonné hier jeudi le retrait de l'affiche au motif qu'elle heurte le sentiment religieux. "(Elle) consitue... une violation manifeste de l'esprit de tolérance qui doit caractériser, au même titre que la liberté d'expression, une société démocratique... Les catholiques peuvent d'autant plus se sentir attaqués et offensés dans leurs sentiments religieux que la représentation litigieuse... procède de la seule intention de réaliser des profits...".

Comment faut-il interpréter cette décision "hostile" à la création publicitaire et favorable aux positions aux associations catholiques et à la Conférence des Evêques de France ? Dans un pays qui se veut laïque (le problème du foulard dit islamique est encore dans toutes les mémoires) voilà que la République accepte d'entendre la voix de l'Eglise qui s'approprie le tableau alors que "(l'affiche a été réalisée) à partir d'une oeuvre de Léonard De Vinci et non pas par rapport à la Bible... L'oeuvre est dans le domaine public... Cette photo ne présente aucune injure vis-à-vis de la religion catholique." (Me B. Cohen, défenseur de M. & F. Girbaud).

Comment un juge peut-il rendre pareille décision alors que par le passé plusieurs autres campagnes publicitaires ayant utilisées le même tableau copié et détourné n'ont jamais été condamnées par la Justice malgré le courroux des associations catholiques et les plaintes déposées ?

Que se passera-t-il lorsque les panneaux publicitaires nous présenteront prochainement la photo d'un jeune adulte barbu et cheveux mis longs dans un position lascive pour vanter qui un parfum, qui des sous-vêtements ?

NB Le jugement est assorti d'une astreinte de 100000 € par jour de retard dans le retrait de l'affiche qui était visible sur la façade d'un immeuble de l'Avenue Charles-De-Gaulle à Neuilly-Sur-Seine.

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