Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog



Mon web à moi, ma vie... Mes envies, mes amours, mes humeurs, mes emmerdes et vous !

19 novembre 2005 6 19 /11 /novembre /2005 17:46

  J'ai longtemps cherché quel titre je pourrais mettre à ce post. que j'ai écrit, effacé, reconstruit mille fois... tant les mots avaient eu du mal à venir à cause de la douleur...

  J'aurais pu titrer "A Audrey et à Florence"... j'avais envie de crier "Espèce de connard !"... Aujourd'hui le brouilard ne s'est pas levé comme pour alourdir encore un peu plus l'atmosphère d'un hiver précoce.

  Je ne m'en cache pas, mes yeux se sont embués plusieurs fois devant cet écran qui avait du mal à se remplir malgré mon désir de parler...

  Hier en fin d'après-midi, à la tombée de la nuit, les pompiers et les gendarmes ont traversé la ville toutes sirènes hurlantes, passant devant chez moi sans que j'y prête plus attention qu'à l'habitude...

  Et ce matin, à la une du journal local "bouclé" vers 01h00, un titre résume : accident de la route à P., 1 mort et 1 blessé grave... Mais en fait la vérité est autre : 2 morts ! Quand N. m'a annoncé (ce matin) le décès hier soir d'Audrey suivi de celui de sa maman Florence dans la nuit et les circonstances de l'accident, je ne l'ai pas cru. La vue de la page du journal a fini de me convaincre que je ne reverrai plus Audrey et son sourire, que je n'entendrai plus Florence et ses fous rires. Bien sûr je n'ai jamais été trés proche, un familier ou un complice mais j'ai connu Florence, puis Audrey, il y a quelques années. Et depuis à chaque fois qu'on se croisait dans la rue, au resto., à la même table à l'occasion, il y avait toujours un sourire, un mot échangé, et bien souvent une franche rigolade...

  Hier soir, un homme pressé à bord d'une puissante berline allemande, ralenti par une circulation alternée, n'a pas hésité après la zone de travaux à doubler une file de voitures et de camions là où il ne fallait pas. Audrey qui rentrait à la maison avec Florence, sa mère à ses cotés, a réalisé le danger et voulu éviter le véhicule qui venait en face, malheureusement son coup de volant l'a propulsé dans un poids-lourd, pendant que le fautif poursuivait sa route... Audrey et Florence ne sont jamais arrivées chez elle. Aujourd'hui un petit garçon de 10 ans pleure sa maman et sa soeur. Et nous sommes nombreux à ne savoir quoi lui dire tant à nous aussi la douleur fait mal...

A Audrey et à Florence...

Partager cet article
Repost0

commentaires

BoSauvage 24/11/2005 18:05

Très bel hommage Al1.

Alan 21/11/2005 19:27

Certains conducteurs ne comprendront jamais que leur carosse peut facilement ôter la vie à quelqu'un et changer celle d'autres! Je ne prie jamais, mais je crois que ce soir je vais le faire pour Audrey et Florence, les membres de sa famille et les amis qu'elles laissent derrières elles.

Jim 20/11/2005 01:03

Putain ! La voiture est une arme mortelle, j'espère que l'on a retrouvé le chauffard et qu'il va payer cher ce "meurtre" !

Bleu 20/11/2005 00:51

Cela fera bientôt 20 ans que je suis conducteur. Dans un an, quand j'en aurai 38. Il ne se passe pas un seul trajet, court ou long, sans que je ne redouble de prudence, sans que je pense à la connerie potentielle des autres... et puis il y a moi qui peut faire une gaffe. Dans cette cage de tôle, 100 millisecondes de distraction peuvent basculer une vie dans le néant. Et dans le néant le sont davantage celles et ceux qui, après les croissants, ouvrent le journal du matin.
La police se charge des proches. Pendant que les proches pleurent et refusent l'inéluctable, les passants et autres touristes des chemins de la vie des victimes l'apprennent par la presse, par le boulanger, par un ami ou alors par la famille, quelques heures avant l'inhumation. Quand les larmes ont trop coulé que pour encore pouvoir éclore de cette terrible tristesse.

Courage Alain...

christophe 19/11/2005 22:39

la voiture me hante, jamais je n'en conduirai une, jamais malgré le permis que j'ai depuis 5 ans

Marie 19/11/2005 20:10

C'est pourquoi j'ai toujours froid dans le dos quand je vois au bord des routes les silhouettes noires bordées de blanc des victimes et il y en a de nombreuses ..